Petit guide pour devenir plus ordonné(e)…

Astuces d’une vraie bordélique convertie (ou presque).

Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que l’ordre n’est pas mon point fort. On pourrait même dire que j’ai un côté plutôt bordélique. En lisant sur le minimalisme, le decluttering et le zéro-déchet, j’ai retenu plusieurs choses :

  1. La discipline. Il parait que de créer l’ordre est une question de discipline (soupir).
  2. Le minimalisme. Le moins de choses on a, le plus c’est facile de rester ordonné (logique, mais long à mettre en place)
  3. Le tri. Il est pertinent de regrouper chaque type de chose dans un même endroit (je n’y croyais pas, mais c’est vrai).
  4. La logique. Si chaque chose a sa place, on se retrouve plus facilement dans sa maison (OK, on suit jusque là !)
  5. La facilité. Il faut éviter d’avoir à faire un effort pour ranger ou accéder à quelque chose (oui, ça fonctionne).

Bon, notez que ça m’a pris deux ans à mettre tout ça en place et c’est encore un work in progress, mais effectivement, tout ça est vrai et on peut réellement transformer son quotidien en suivant ces quelques étapes (et en les répétant maintes fois).

Curieusement, le plus de temps on investit à s’organiser, le moins de temps on perd au quotidien à gérer tout ça – et le moins de frustration on vit dans notre quête de retrouver l’ordre. C’est réellement plutôt magique.

salle-de-bain

1. Ordre = discipline.

Si vous avez des enfants, vous vous surprenez sûrement à répéter les mêmes choses souvent (je sais, c’est le sous-entendu de l’année !). Eh bien, en apprenant que le maintien de l’ordre dans la maison était une question de discipline, j’ai réalisé que ma petite voix intérieure ne me poussait pas suffisamment souvent à me ramasser (oui oui, la même qui s’égosillait envers les enfants pour qu’ils se ramassent, eux). 

En adoptant certains gestes mécaniques et en dédiant un moment au rangement chaque jour, la tâche semble moins grande et la satisfaction augmente (forcément, quand il y a des résultats…). Ça semble évident, mais quand on est pressé et qu’on saute des étapes, on ne gagne pas vraiment de temps, on repousse à plus tard ce temps à consacrer à des tâches. Ben moi, j’étais la Queen de ça, Queen Bordel par excellence.

Donc, ça donnait quoi ?

  •  Si je changeais de vêtements, je jetais les anciens (et ceux que j’essayais, mais que je ne finissais pas par porter) par terre, dans un tas. 
  • En finissant de manger, je laissais mon assiette sur le comptoir (bon, ça m’arrive encore, soyons honnêtes).
  • J’enlevais mes chaussures et je les laissais trainer partout. À côté de mon bureau, de mon lit, près d’une porte, à l’entrée… Partout sauf là où ils devaient être.
  • Je rentrais à la maison et je laissais mes clés dans mon sac et mon sac… Où déjà ?

Le résultat ?

  • Je passais des heures à plier, replier et trier ledit tas quand il était devenu digne du mont Everest.
  • Je passais un temps fou à reprendre le contrôle de la vaisselle.
  • Je devais consacrer un long moment à chercher mes chaussures dans la maison et à les ranger au bon endroit — ou à chercher une paire de chaussures en particulier à la bourre, alors que je devais partir, et que j’étais déjà en retard, et que je n’avais pas encore réalisé que je ne savais plus où se trouvaient mon sac, et mes clés. Ni mon téléphone, of course.
  • Je cherchais mes clés, tout le temps (où avais-je donc posé mon sac ? Les clés étaient-elles réellement dedans ? Et dans quelle poche ? Ah, peut-être que j’avais un autre sac quand je suis sortie ? La ga-lère.)

Bon, je suis loin d’être parfaite aujourd’hui, mais j’ai fait du progrès (il y a de l’espoir, c’est promis). Le simple fait d’en prendre conscience a grandement aidé. 

verres

2. Less is more

Alors ça, c’est vraiment un élément clé pour conserver l’ordre. Si on sait combien on a de chaque chose (et donc qu’on en a suffisamment peu pour être capable de les compter !), on se perd largement moins dans son foutoir. En tant que femme (je n’exclue pas que ce soit un problème chez l’homme aussi, cela dit), on accumule souvent des choses inutiles, dont on pourrait éventuellement avoir besoin. Enfin, on pense que c’est le cas. Tsé, juste au cas où. Par exemple.

  • Du maquillage. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je me sers d’un mascara, d’un baume à lèvres (de l’homéoplasmine pour tout vous dire), d’un petit cache cerne et d’un rouge à lèvre ou crayon pour colorer légèrement mes lèvres. Pour les occasions spéciales, j’ai deux fards à paupière et un crayon noir pour les yeux (eyeliner). Tout le reste, avant, ça prenait de la place inutile dans mon tiroir. Toutes ces belles couleurs d’ombre à paupières qui ne m’allaient pas bien (le vert, le doré… En théorie intéressants, en pratique un fiasco total) ou que je ne portais pas aussi bien que celles que j’ai gardées, elles ne servaient à rien. Le crayon bleu et le brun, non plus. Les trois autres tubes de mascara vides (au cas où il en reste un peu ?), non plus. Les autres teintes de rouge à lèvres (le corail, ouf !), inutiles. Douze pinceaux inutilisés, non plus. J’en ai conservé un petit pour le fard à paupières, c’est tout. Bref, tout mon maquillage peut aujourd’hui tenir dans un minuscule tiroir. Libération.
  • Des bijoux. Bon, certains bijoux ont une valeur sentimentale, je comprends. Mais, perso, au quotidien, ma principale coquetterie consiste à assortir mes boucles d’oreilles à mon outfit… je ne porte strictement rien d’autre. Les bagues ? Ça m’embête. Les bracelets et colliers ? Idem. Donc ? Eh bien j’ai tout viré, à l’exception de deux bagues à valeur sentimentale (fiançailles et power-bague) et d’un bracelet magnifique fait par mon neveu, en laque japonaise (sublime, je vous jure).
  • Des vêtements. Vous avez sûrement plein de superbes vêtements, que vous ne portez JAMAIS parce qu’ils sont un peu trop serrés — ou pas assez — ou que la coupe ne vous avantage pas. Au cas où vous perdiez du poids… Que vous en gagniez… Ouais. Bon. Si ça arrive, vous serez peut-être contents de renouveler votre garde-robe en temps et lieu ? Peut être simplement que ces vêtements ne sont pas aussi confortables que les autres ? Idem pour vos souliers ? Faites-vous plaisir… En faisant plaisir à d’autres. Donnez, et libérez-vous ! En donnant vos belles fringues à des copines où à des gens dans le besoin — vous rendrez quelqu’un d’autre heureux et vous vous sentirez allégé. Ce n’est pas merveilleux, ça ? Pour éviter d’avoir des regrets, allez-y petit à petit, en vous délestant progressivement des articles qui ne suscitent aucun doute. Si vous répétez l’opération deux, voire trois ou quatre fois dans l’année, vous verrez que ça devient de plus en plus facile chaque fois.
  • Des sacs. Vous utilisez plus qu’un ou deux sacs à main ? Faudra m’expliquer.
  • De la nourriture. Vous avez mille pots, sacs ou aliments non périssables qui récoltent la poussière dans votre garde-manger ? Normal. Mais complètement inutile. Si vous ne les avez pas mangés au courant de la dernière année, il y a peu de chances que vous vous en serviez éventuellement… Et peu de chances que ce soit encore bon le moment venu ! Idem pour les épices… Oui oui, les épices obscures avec lesquelles vous ne cuisinez absolument pas ne servent à rien, sauf à encombrer votre cuisine… Jetez-les !
  • Des casseroles et de la vaisselle. Comme tout le monde, j’avais une batterie de cuisine immense et de la vaisselle à profusion. Genre, une vingtaine de tasses à café, alors qu’on est deux à en boire. Oui, bien sûr — on accueille des amis pour le café assez souvent. Et on en boit plus qu’un par jour. Mais vingt (ou plus, je n’ai pas voulu compter) tasses de grand format, alors qu’on boit surtout un espresso court ? Débile. Idem pour les assiettes, les verres, les ustensiles, les casseroles, les bols en métal, les passoires. Sérieusement, vous êtes-vous déjà servis de deux passoires en même temps ? Et de six spatules ? Bah non. Et tout ça, ça prend un espace considérable dans votre cuisine ! Surtout que tout n’est pas forcément facilement accessible ni regroupé. 
  • Des produits ménagers. En regroupant tous les produits ménagers de la maison, je me suis aperçue qu’on en avait une pléthore, alors qu’en réalité, on ne sert que de très peu de produits différents. Aujourd’hui, la liste a été largement réduite et on conserve un bidon de 5 litres de chaque produit (que l’on remplit en vrac), et un psh-psh à main pour faire le ménage (si pertinent), que l’on remplit à l’aide du gros bidon. Ces produits incluent :
    • Du vinaigre blanc (le vinaigre, ça fait tout dans la vie)
    • Du nettoyant à plancher écolo (non, je ne fais pas le mien et le savon noir c’est trop gras sur du carrelage)
    • Du nettoyant à vitre écolo (qui sera éventuellement remplacé par le vinaigre, lorsque le bidon sera terminé !)
    • Du nettoyant à WC (parce que ça sent bon et qu’on en laisse une bouteille près de chaque toilette)
    • Un désinfectant dégraissant (pour la cuisine) — pas certaine que ce soit vraiment nécessaire celui-là.
  • Les produits pour la douche ou pour sentir bon. Peut-être que vous avez quatorze bouteilles de shampoings et quatre gels douche différents ? Quinze bouteilles de parfum, mais vous portez toujours le même ? Six déos presque vides, parce que vous vous êtes empressé d’entamer le nouveau ? En simplifiant et en m’intéressant aux solutions solides (zéro déchet !), je me suis aperçue qu’on pouvait aller loin, avec peu. D’autant plus qu’un shampoing solide est génial quand on part sur la route, puisque ça ne coule jamais (on le range simplement dans une petite boite en métal et le tour est joué. Aujourd’hui, j’ai conservé :
    • Un savon de Marseille blanc pour me laver le corps. J’adorais le gel douche, car il mousse bien, mais le savon de Marseille fait pareil et c’est bien meilleur pour la peau. Ça mousse assez pour se raser aussi, donc exit la mousse à raser en même temps. BIM !
    • Un shampoing solide. J’adore celui de LUSH qui sent super bon. Non, je ne suis pas encore prête à faire le mien ou à adopter des trucs plus écolos qui puent et laissent les cheveux deg – j’ai déjà assez de problèmes avec ma griche comme ça. 
    • Un revitalisant en bouteille. Il m’en reste encore plein de mon autre vie [celle où je l’achetais au COSTCO en bouteilles immenses !] et je n’ai pas encore trouvé de revitalisant solide qui puisse gérer ma tignasse indomptable. Je cherche encore, cela dit.
    • Un déo en crème. Celui de ROUTINE est magique. Il sent tellement bon qu’on a envie de le manger, et il fonctionne pour vrai. 
    • Un parfum. Mais une fois la bouteille finie, je pense que j’y renoncerai. Quand on mange bien et qu’on boit assez, finalement on sent plutôt bon au naturel !

tiroir-maquillage

3. Regrouper pour mieux se retrouver

J’avais peine à y croire, mais une fois qu’on le fait, ça change tout. Le mieux, pour ne pas chercher quelque chose dans la maison et perdre patience, c’est de mettre toutes les choses du même type au même endroit, regroupées ensemble. Par exemple :

  • Tous les médicaments dans un même placard, divisés en plusieurs bacs [selon votre logique, chacun la sienne]. Pas dans deux salles de bain, pas à moitié dans la chambre du bébé, sur la table de chevet, dans la cuisine, etc. Oui oui, c’était comme ça chez moi il n’y a pas si longtemps.
  • Tous les draps et serviettes au même endroit. On a fait construire une super table de pliage pour le lavage et des étagères adjacentes pour ranger tous les draps et serviettes dans un même endroit. Ils sont pliés et divisés dans des bacs en plastique transparents. C’est magique.
  • Toutes les chaussures ensemble ! Avant, on avait une étagère à chaussure en bas et une autre en haut. Et en plus, chacun avait des souliers dans son placard. Résultat ? On ne portait que 10 % de nos souliers et on cherchait constamment une paire en particulier. Sans oublier qu’on les laisser trainer partout et même pas dans les nombreux endroits désignés… Aujourd’hui, notre entrée rassemble toutes les chaussures au même endroit —, et ce, pour toute la famille. Ça n’en fait quand même pas mal… mais au moins, quand on cherche, on sait où chercher !
  • Tous les types de nourritures ensemble. Dans le garde-manger, toutes les pâtes sont au même endroit, les farines regroupées, les huiles et vinaigres côte à côte, alouette.
  • La vaisselle. Assiette avec assiette, poêle avec poêle, ustensiles en métal ensembles et en bois regroupés. Pas de tiroir-bordel fourre-tout. Si vous saviez combien de tiroirs, bacs et boîtes bordels fourre-tout j’avais !!!
  • Ce qu’il faut pour faire les courses. On a maintenant une boite en tissu qui accueille tous nos sacs en tissu pour faire les courses [j’en ai viré plus de la moitié, parce que qui a réellement besoin de 35 sacs réutilisables ?]. On a aussi un sac qui rassemble tous les petits sacs filets ou coton [pour le vrac, fruits et légumes et croissants], un tiroir avec les papiers cirés [pour le fromage], un endroit pour les sacs isothermes — et un bac avec tous les pots en verres pour le vrac [olives, noix, farines, fruits séchés, superfoods, etc.]. Enfin, on a une armoire dédiée aux plats en verre réutilisables [ou tupperwares], qui sont maintenant rangés ensemble AVEC leurs couvercles fixés bien comme il faut. Sans quoi, ça devient vite la folie !

Et j’en passe… Mais vous comprenez l’idée !

papier-cul

4. Chaque chose à sa place.

Une fois que tout est regroupé, c’est plutôt simple à organiser. On voit déjà l’espace dont on aura besoin pour un type de choses, puisque l’intégralité de nos possessions se trouve devant nous. Alors, on peut choisir un endroit désigné pour les ranger. Ma seule recco sur ce point ? S’assurer qu’il n’y a rien à déplacer, soulever, ou contourner pour y accéder. Sinon, ça devient vite le foutoir et faites-moi confiance, vous ne rangerez vite plus les choses à leurs places. 

5. Un accès simple en tout temps

En effet, si pour accéder à un cachet, il vous faut soulever une boite, la déplacer, sortir celle dans laquelle se trouve le cachet, retirer le couvercle, prendre le cachet, remettre la boite et replacer celle du dessus — surtout si vous avez mal à la tête quand vous suivez ces étapes laborieuses, les risques sont élevés : vous ne rangerez pas la boite comme il faut.

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Idem pour les vêtements ! Si pour attraper le t-shirt blanc que vous avez envie de porter, vous devez soulever 18 autres tops, vous tenterez peut-être de tirer sur le blanc au-dessous de la pile et tout devra être replié derrière [mais vous ferez ça plus tard, n’est-ce pas ? Eh bien non, je ne pense pas !]. Côté vêtements — et même literie, je me suis inspirée de la technique que propose Marie Kondo dans ses livres. C’est génial, pour trois raisons :

  • On voit tout ce que l’on a — en tout temps !
  • Tout est accessible facilement.
  • Nos vêtements ont l’air précieux [sans blague, même les chaussettes] et on a davantage envie d’en prendre soin.

Si vous l’essayez, je suis pas mal certaine que vous l’adopterez ! D’autant plus que le pliage est plutôt agréable à faire si l’on respecte les grandes lignes de sa philosophie. Moi en tout cas, j’adore ! Et en plus, les enfants réussissent maintenant à maintenir de l’ordre dans leurs affaires alors qu’avant, c’était carrément inimaginable.

Voilà ! Mes quelques conseils pour un quotidien plus ordonné et moins frustrant. Et vous, quels sont vos trucs ? Dites-moi tout !

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